JOUR 5: Enseignement Kinga Lakatos sur les éléments clés de l’Eglise réformée

Calvin, Zwingli, la ville d’Heidelberg, la liberté de conscience devant Dieu, l’auto-organisation des communautés.

de Raniero Cantalamessa, dans Viens Esprit Créateur

La troisième vertu (la première en importance) est la charité. Lorsqu’il commente la doctrine de Paul sur les charismes, Augustin fait une observation éclairante. En entendant énumérer tous ces merveilleux charismes (prophétie, sagesse, discernement, guérisons, langues), certains pourraient s’attrister ou se sentir exclus en pensant qu’ils ne possèdent rien de tout cela. Mais attention, poursuit le saint :

« Si tu aimes l’Église, il est sûr que tu n’es pas absolument dépourvu [de dons] ; car si tu tiens de cœur à l’ensemble de l’Église, tu partages avec ceux qui les possèdent les dons de l’Esprit de Dieu. Ne sois point envieux : tout ce que je possède t’appartient : je ne veux moi-même nourrir aucun sentiment de jalousie, car ce que tu possèdes est à moi. L’envie produit la séparation ; l’union, tel est l’effet de la charité. » 

C’est là le secret de la charité, qui fait d’elle « la voie qui les dépasse toutes » (1 Co 12, 31) : elle me fait aimer l’Église et la communauté dans laquelle je vis, et par l’unité, je possède tous les charismes sans exception. Bien plus encore, si tu aimes l’unité plus que je ne l’aime, mon charisme est plus à toi qu’à moi. Supposons que j’aie le charisme d’annoncer l’Évangile : je peux m’en vanter (cette hypothèse n’est pas du tout abstraite !) et je deviens alors une « cymbale qui retentit » (1 Co 13, 1) ; mon charisme « ne me sert de rien », m’avertit l’Apôtre, alors qu’il ne cesse de te servir, à toi qui m’écoutes, et cela malgré mon péché. Par la charité, tu possèdes sans risque ce qu’un autre possède dans le danger. La charité multiplie vraiment les charismes ; elle fait du charisme d’un seul le charisme de tous.

Témoignage d’Oliver Matri sur les  styles de musique dans les Eglises

Classique ou pop ? orgue ou guitare ? Il nous partage sa découverte des soirées de louange dans les milieux anglicans-évangéliques.

Laisser un commentaire